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Soirées et journalistes : incompatibles?

Journaliste bien connu de la scène Counter-Strike respecté pour son travail, oeuvrant notamment chez VaKarm, et co-auteur du livre "Le Phénomène eSport", Dorian Constanzo a exprimé un avis que je trouve personnellement extrémiste sur la présence des "journalistes" dans les soirées esport. Trouvant le sujet intéressant, je souhaitais le partager chez aAa, haut lieu des débats esportifs en tout genre ^^

https://gyazo.com/a2ba185278063176be5ec2f05ef1d97c

Si dans le fond je pense comprendre sa position, à savoir le risque de connivence entre les différents acteurs, je cosnidère que cette approche est trop radicale, pour ne pas dire utopiste.

Certes, fréquenter les joueurs, les structures, les organisateurs, peut potentiellement impacter la partialité du journaliste. Mais n'est-ce pas propre à chacun que de s'imposer une éthique ? Et plus précisément d'être en mesure d'avoir des liens amicaux avec des personnes de l'esport, tout en étant capable de relater des faits justes qui pourraient leur être préjudiciables ? Et inversement, détester telle ou telle organisation, sans pour autant s'interdire de relater ses bonnes actions / performances ?

Je ne le connais pas personnellement, et je ne sais quels sont ses liens avec la scène Counter-Strike, mais peut-on imaginer un instant qu'il n'ait sympatisé avec personne, déjeuné, bu un verre ou même joué avec aucun des acteurs de cette scène ? Les cotoyer ne serait-ce justement pas un autre moyen d'en apprendre davantage sur ce milieu et d'en faire bénificer son expertise journalistique ?

Pour ma part, que ce soit dans l'esport ou ailleurs, je pense qu'un journaliste peut se mêler aux acteurs dans un cadre personnel ou professionnel, et que son impartialité ne tient qu'à lui. 
#0
17/04/2018 à 16:49
   
1 2 Tous
Faut surtout qu'il arrete de se prendre pour hemingwhay, et qu'il dégonfle son melon.

#1
17/04/2018 à 19:02
Faut distinguer journaliste et journaliste.
Y'a le journaliste type jv.com qui dit ce qu'il aime / ce qu'il aime pas et qui fait du copier coller des press releases, et y'a le journaliste qui fait des investigations poussées.
La notion de connivence derrière tout ça, tout comme la notion de journalisme, est bien galvaudée...
#2
17/04/2018 à 19:21
En fait y'a un truc en France qu'on appelle journaliste et qui sert exactement a se protéger de ce que le tweet dénonce. Comment? Avec la carte de presse. 

Des journalistes e-sport en France j'en connais qu'un c'est le mec de L'Equipe. Je peux me tromper mais je crois bien que c'est le seul. 

Tous les rédacteurs e-sport qui se montent la tête ne sont en rien journalistes. C'est aussi simple que ça.
#3
17/04/2018 à 19:36
Si tu crains ne plus pouvoir être objectif en cotoyant des gens dans des contextes festifs ou amicaux c'est une chose, et à la limite c'est tout à son honneur de le reconnaitre.
Delà à mettre dans le panier des nazes ceux qui y participent c'est too much.
A chacun de faire la part des choses entre le pro et le perso, c'est valable dans de nombreux autres domaines
#4
17/04/2018 à 19:37
Ce que tu dis est vrai Ritch, mais au fond ce n'est pas tant la carte de presse dont il est question ici.
Certains l'ont, et ne se privent pas de pondre de la merde, et inversement, d'autres ne l'ont pas mais s'efforcent à relater les faits de façon minitieuse pour être le plus pertinent possible
#5
17/04/2018 à 19:45
Le sujet journaliste/soirée me parait un peu bidon, chacun a le droit à une vie privé et que le "journaliste" soit ensuite influancé ou non dépend surement plus du sérieux ou de l'éthyque de la personne qu'autre chose.


Par contre c'est vrai que j'aimerai bien savoir comment se voit les auteurs d'article sur des site d'actu esport comme aAa ou Vakarm, journaliste, auteur, rédacteur, contributeur, blogeur ?
#6
17/04/2018 à 21:17
Tu m'otes les mots de la bouche Ritch, j'allais justement demander si ce mec avait fait des études de journalisme. xD
#7
17/04/2018 à 21:44
Journalistes avec carte de presse ou pas, je vois pas pourquoi les différents acteurs du milieu devraient pas se mélanger en soirée c'est ridicule
Ca se fait dans plein d'autre milieux que l'esport et je vois pas pourquoi ça se ferait pas, un journaliste c'est pas un robot, c'est pas un magistrat ou je sais pas quoi
D'autant qu'il est possible de passer une soirée intéressante d'un point de vue "pro", se faire des contacts, apprendre à mieux se connaître, l'alcool et la cocaine c'est pas obligatoire non plus

Si il arrive pas à faire la part des choses c'est son problème hein
#8
18/04/2018 à 01:49
C'est un éternel argument, et la même question peut se poser sur les invitations aux compétitions ou les goodies envoyés par les éditeurs. Chacun écrit ses articles avec sa conscience après, le sujet suffisamment frivole pour que cela n'ait pas une grande importance (ce n'est pas du journalisme politique ou financier non plus)....

Comme le dit Togi on peut apprendre bien davantage lors de ces événements décontractés pour contextualiser les informations que lors d'interviews cadrées ou de conférences de presse où on nous lit un communiqué.
#9
18/04/2018 à 03:57
Non mais, le problème ce n'est pas le fait que les journalistes et les acteurs d'un certain milieu se fréquentent (ce qui, entre parenthèses est quand même très souvent le cas), c'est juste que Dorian Costanzo est un tocard qui se prend pour Albert Londres. Il faut pas chercher plus loin 
#10
18/04/2018 à 05:57
Moi je comprend ce qu'il dit, même si c'est un peu extremiste la manière dont il le dit.

En fait il suffit juste de différencier le "journaliste" d'investigation avec les autres, opinions, politiques, économique (je met journaliste entre parenthèse comme expliqué plus haut sur la notion de journaliste eSport).

Pour parler de ma petite expérience personnelle, quand j'étais chez aAa (et qu'il y avait encore de l'investigation) c'était déjà un sujet de discorde entre certains rédacteurs (mot plus approprié que journaliste d'ailleurs). Sur SC2 il y avait une fameuse conf skype avec le "gratin" FR et notamment des rédacteurs de plusieurs sites d'actus qui faisaient copain/copain.
Le problème c'est que tu étais vite au courrant des transferts, des dramas, etc entre les joueurs/structures mais que tu ne pouvais juste plus rien dire au risque de te faire kick de ce groupe et de passer pour une balance aux yeux de toute la scène FR d'un seul coup (gros eKiki de tchat avec les top joueurs fr quand même). J'y suis personnellement resté 3 ou 4 jours dans cette conf, pas gros interêt d'y rester. C'est quand même moins bandant de tout avoir sous le coude et rien pouvoir dire que de galérer à trouver l'info mais avoir la petite montée d'adrenaline quand tu réussi ton job (rhalala le nombre d'annonce qu'on a fait sur M avant leur propre site).

Enfin bref, il faut juste ne pas mélanger les "journalistes". Ceux qui font du suivi de tournois, d'actus ont un certain interêt à aller dans ces soirées (et il n'y a aucun dénigrement, des mecs comme Lelfe faisait que ça et c'était très bien fait, bon maintenant il garde le chien de Vitality), ceux qui font de l'investigation effectivement c'est limité (ou alors pour la cuite gratuite hein).
#11
18/04/2018 à 11:29
Je pense qu'indirectement il parle de nel anciennement rédacteur wakarm qui est parti pour monter flickshot et que depuis il ne cesse de créer des dramas vs wakarm avec la conivence dess joueurs pros qu'il cotoie, ce qu'il dit me semble legit faut arreter de chercher des noises dés qu'un mec répond à une itw
#12
18/04/2018 à 20:21
le problème c'est qu'une relation amicale ou conflictuelle qui a pu se tisser au fil des soirées va influencer consciemment ou inconsciemment son jugement au moment d'aborder le sujet dans un papier.

c'est facile de se répéter qu'on est pas influencé et qu'on possède tout notre libre arbitre mais la réalité est souvent plus complexe.

avec le recul sur les années event & soirées, j'ai (je parle pour moi, je connais pas la position de nico à ce sujet) étéinfluencé par les moments de convivialité avec l'ensemble des joueurs & staff que j'ai pu cotoyer. et ceci en bien ou mauvais. j'avais le point de vue exclusif de personnes que je cotoyais dans ces moments détendus et ça m'influencait au moins de manière inconsciente.

comme on était bénévoles en bossant pour une asso et lus/vus par une poignée de milliers de personnes je pense qu'effectivement on s'en branle et ça n'était pas grave. mais la question se pose aujourd'hui vu que l'audience a grimpé et que de véritables carrières existent.

cette problématique est la même que celle de l'affaire doritos et je suis du côté de Dorian sur le principe. après la réalité ne permet jamais d'avoir une attitude exemplaire mais ça peut être pas mal de se poser ce genre de questions éthiques avant qu'il ne soit trop tard.
#13
19/04/2018 à 17:16
Peu importe ton background, chacun est forcément influencé par nature, c'est ainsi que l'on se construit. En exagérant le débat, est-ce que plaisanter avec un joueur ou sympathiser avec lui lors d'une interview remet en question ton intégrité ? En allant dans ce sens, on demanderait aux journalistes d'être des robots sans âme pour assurer une totale impartialité.

Mais c'est justement parce qu'on est humain qu'on est potentiellement en mesure de prendre de recul par déontologie. C'est d'ailleurs ce qu'il fait, même si c'est d'une façon beaucoup trop extrémiste à mes yeux. 

Au contraire, je pense que ces moments / échanges participent pleinement à la compréhension du milieu que tu traites, et qu'il dépend ensuite à chacun de réfléchir et de mettre en pespective. Et ce, quitte à ne plus être invité aux soirées ou ne plus pouvoir interroger des joueurs... mais dans ce cas ce n'est pas ton ingrétité qu'il faudra remettre en question.
#14
19/04/2018 à 19:19
Non mais de toute manière un journaliste son boulot c'est de relater des faits, pas d'être neutre, il les interprète et les analyse comme il veut.

Partir du postulat qu'un journaliste doit être neutre c'est une erreur.
#15
20/04/2018 à 12:39
Salut,

j'avais même pas vu qu'on avait posté mes tweets ici et j'avais pu eu l'occasion de voir les commentaires que ça avait suscité. Je vais développer ma pensée car je pense qu'on m'a assez mal compris et c'est de ma faute car c'est bien plus facile de balancer des tweets en 200 caractères. 

Jveux d'abord juste dire que je me prends ni pour Albert Londres ni Pour Edwy Plenel. C'est évident que je suis personne et qu'à la lmimite mon avis, beh osef. Simplement, les grands monsieurs que j'ai cité, beh il s'avère qu'ils disent des choses pas trop débiles et notamment sur le "travail journalistique". Je préfère ça que le mot "journalisme" qui est trop ancré à la détention ou non d'une carte de presse. Je fais parti de ceux qui pensent que tout le monde peut réaliser un travail journalistique pourvu qu'il suive une certaine rigueur déontologique. Donc  je parle de mon exemple et peut-être que vous allez trouver ça complètement prétentieux mais je pense que chez VaKarM, on fait un travail journalistique. Après qu'on soit rédacteurs ou journalistes, on s'en tape un peu de cette question de sémantique imo. Je parle de VaKarM, mais c'est le cas pour aAa et bien d'autres aussi.

Concernant ma réflexion sur les soirées. Je pars du principe que ce genre de soirées post-events sont avant tout là pour faire de l'influence de la part de la marque ou de l'event qui l'organisent. Donc quand un ESWC organise une soirée en invitant joueurs, presse et influenceurs, c'est évidemment avec l'objectif de "séduire" les invités. Pour les joueurs, ce genre de soirées fait partie d'un tout mis en place par l'orga afin de les amener à revenir lors de prochaines éditions. J'extrapole mais si deux tournois à envergure égale arrivent le même week-end et qu'un joueur doit choisir entre les deux, il pourrait pourquoi pas choisir là où il a déjà passé une after party de malade et qu'il s'est régalé. Soit. 

Pour les joueurs, c'est donc de bonne guerre. Mais pour la presse, on voit vite comment de telles soirées peuvent être piégeuses. On peut se cacher facilement derrière les belles paroles du style "Le journaliste est assez grand pour faire la part des choses etc..." Oui mais non, c'est une vision naïve des choses. Si on considère que les soirées after party sont de la communication pure et dure, il faut se poser la question de pourquoi les journalistes sont également invités ? L'ESWC s'en tape que les journalistes soient proches des joueurs etc. L'ESWC veut simplement que les journalistes passent une trop bonne soirée et que derrière ils soient potentiellement plus gentils avec eux. Et là encore, ça fait partie d'un tout. D'expérience, il est évident que j'aurais plus de mal de critiquer un event où il y a eu de la bouffe gratos en salle de presse et une soirée trop bien. A la limite, ça peut même être inconscient en fait. C'est le principe de soft-power si on peut dire. 

Donc avec ce constat, j'estime que ce genre de soirées peut être largement évité par les journalistes. Et dans un monde idéal, doit l'être. Concernant l'argument que ce genre de soirées sont propices à trouver des infos etc... Bien sûr mais là encore je parle avec mon expérience de puceau de ce genre de soirées, les "liens" avec les joueurs peuvent très bien se créer hors du cadre d'after parties mais ça demande du travail. Ah ça c'est sûr que ces soirées sont l'easy way. Mais à quel prix ?  

Le truc c'est que l'esport était un microcosme intéressant car il était neuf et vierge. Pourtant, on arrive déjà à se dire "oh mais ça se fait déjà dans tous les sports du monde, dans le monde du jorunalisme classique etc..;" et je trouve ça assez dommage de voir qu'on soit déjà tombé dans ce genre de vices et qu'on accepte ça sans trop sourciller. Fin, là visiblement, on arrive même à critiquer la critique. C'est de bonne guerre et c'est tant mieux mais si vous pouvez me critiquer moi ou la forme de mon message, il me semble qu'il y a quand même un fond bienveillant, sincère et surtout censé dans tout ce que je dis ici. Sans me jeter des fleurs personnellement, il me semble que c'est quand même important, surtout pour toutes les personnes réalisant un travail journalistique, d'avoir du recul sur toutes ces choses et d'y réfléchir régulièrement. Franchement, je trouve ça fou qu'on puisse rabaisser l'esport en mode "osef c'est que de l'esport". Non putain, c'est un vrai milieu, une vraie industrie. Alors c'est pas parcequ'il n'y a pas encore eu les Panama Papers de CS:GO que le milieu ne mérite pas une certaine rigueur déontologique. 

#16
22/04/2018 à 15:19
"Le truc c'est que l'esport était un microcosme intéressant car il était neuf et vierge. Pourtant, on arrive déjà à se dire "oh mais ça se fait déjà dans tous les sports du monde, dans le monde du jorunalisme classique etc..;" et je trouve ça assez dommage de voir qu'on soit déjà tombé dans ce genre de vices et qu'on accepte ça sans trop sourciller."

Mais pourquoi ça serait forcèment du "vice" ce qui se fait dans le sport classique ? Ou même dans le monde du jeu vidéo ? 

D'ailleurs dans le monde du JV il faut bien que les journalistes aillent à des press tours ou des avants premières d'éditeurs pour se faire une première idée des jeux qui vont sortir, et souvent le transport, l'hébergement et la bouffe sur place sont offertes, bien sur les journalistes sont caressés dans le sens du poil, après c'est à chacun d'avoir sa propre éthique de travail, d'un coté t'as les mecs sans scrupules (AKA Doritosgate) et de l'autre des mecs comme Canard PC qui se privent pas de dire quand c'est de la merde...

On peut prendre le même exemple pour les critiques de cinéma etc... Du moment que dans une profession tu es amené à noter/juger/relater quelquechose ou quelqu'un il y aura toujours une certaine promiscuité avec les éléments que tu notes/juges/relates. A chacun de faire ça en son âme et conscience. Personne n'aime les mecs qui "trichent" et généralement ils ne faut pas très longtemps pour qu'ils se fassent épingler.

Pour ton exemple sur l'ESWC tu peux très bien dire que c'était généreux de faire une after mais que ça n'excuse pas le retard de 4 heures qu'il y a pour le tournoi CS GO (je prends un exemple au pif).

Si par contre les orgas te disent "on t'invite à notre after mais tu ne dis que du bien de nous" il est clair que c'est l'opposé du travail de journaliste.
#17
22/04/2018 à 15:40
@KAIN34500 : Dans un monde sain, les journalistes utiliseraient les ressources de leur média pour se déplacer à ces avants-premières, sans devoir dépendre du soutient logistique de l'éditeur/dev justement. Ca évite de se placer en situation de "devoir" quelque chose à une partie prenante.

Après clairement, la notion de conflit d'intéret, a part dans certains pays scandinaves, ça échappe à beaucoup de monde et plein de gens trouvent ça "normal", parce que de toutes façons "c'est partout pareil".
#18
22/04/2018 à 15:53
"D'ailleurs dans le monde du JV il faut bien que les journalistes aillent à des press tours ou des avants premières d'éditeurs pour se faire une première idée des jeux qui vont sortir, et souvent le transport, l'hébergement et la bouffe sur place sont offerte"

Justement en quoi ils sont obligés d'y aller ? Ils peuvent acheter le jeu comme tout le monde et en faire une critique sans participer à ça ? Justement, CanardPC refuse désormais d'y aller afin d'éviter de potentiels biais. 

Le principe du journalisme, c'est d'éviter un maximum de biais. Ce genre de soirées peut être potentiellement une source de biais. 
#19
22/04/2018 à 15:56
Canard PC ça leur arrive toujours d'aller chez des studios/éditeurs voir des jeux en avant-première pour ensuite donner leur avis en preview, ils payent surement leur transport et leur hébergement, par contre ça m'etonnerait que sur place ils payent la boisson ou le sandwich, ça fait d'eux des monstres et des gens malhonetes ? 

Oui ils peuvent acheter le jeu comme tout le monde et ensuite donner leur avis 1 mois après quand tout le monde aura déjà acheté le jeu... Le but (et leur travail) c'est quand même de donner un avis objectif pour conseiller leurs lecteurs consommateurs de JV, ça n'aurai aucun intêret de le faire avec 1 mois de retard...
#20
22/04/2018 à 16:06
   
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